DU SUD SARTHE À LA CÔTE D'AMOUR
Notre histoire
Comment deux Sarthois du Sud ont ouvert leur boucherie-charcuterie au Pouliguen en 2007, et conquis les Bretons avec leurs rillettes médaillées d'or et leurs spécialités de tradition.
LES ORIGINES
Toujours Sarthois dans ma tête
Fabrice Amy est originaire de Coulongé, Malika de Marigné-Laillé. Fils d'agriculteurs, Fabrice a grandi dans le travail et la rigueur.
« Je suis toujours Sarthois dans ma tête », explique Fabrice. « Ça nous paraissait évident de l'appeler La Sarthoise puisque je viens de Coulongé et ma femme de Marigné-Laillé. »
Fabrice a fait son préapprentissage chez Aminti au Lude à 14 ans, avant de passer un an chez Denis Dezécot à Vallon-sur-Gée. Il a également travaillé à Bellême et Azay-le-Rideau, puis a été boucher au Super U d'Écommoy pendant 11 ans jusqu'en 2005. « Il faut être courageux, se lever à 5 h et encore plus tôt l'été quand on ouvre six jours sur sept. J'ai été à bonne école car je suis fils d'agriculteurs. »
2007
Une nouvelle tranche de vie
En 2007, Fabrice et Malika, alors tous deux salariés, décident de franchir le pas et d'ouvrir leur propre affaire. « On avait envie de faire quelque chose ensemble », explique Fabrice.
Le magasin du Pouliguen, à deux pas de l'église au clocher de pierre élancé, était une affaire à reprendre, vendue par un ancien collègue d'Azay-le-Rideau où Fabrice avait travaillé.
La devanture bordeaux avec son enseigne en relief sur toute la longueur s'impose rapidement comme un point de repère dans le bourg.
L'ACCUEIL
De 5 à 40 kg de rillettes par semaine
« On a tout de suite été bien accueillis avec Malika. Par les gens du coin mais aussi par les Sarthois qui se sont installés sur la Côte d'Amour, ceux qui viennent en vacances… », se souvient Fabrice.
Le succès est immédiat et ne se dément pas. « On a commencé avec 5 kg de rillettes par semaine ; aujourd'hui, on en fait facilement sept ou huit fois plus ! On écoule 40 kg de rillettes par semaine. »
Les célébrités des environs ne s'y trompent pas : « On a vu Marc Jolivet venir chez nous pour en prendre, Pascal Praud aussi et je sais qu'Uderzo et Valérie Pécresse y ont goûté grâce à leurs familles ! »
La clientèle apprécie également la saucisse au muscadet et le pâté guérandais (sel et salicornes), concessions faites à la Presqu'île. Quant aux poulets en broche, « on en vend jusqu'à 250 le dimanche matin, jour de marché. » Le gratin dauphinois de Malika rencontre lui aussi un franc succès.
RECONNAISSANCE
Médaille d'or de Mamers 2013
Sans doute pas par hasard si les rillettes de La Sarthoise se vendent aussi bien : elles ont décroché la médaille d'or au Concours national de Mamers en 2013, et n'ont pas démérité depuis.
Autres produits phares du couple, le boudin et les tripes, ces dernières primées deux fois à Longny-au-Perche. Des succès qui doivent beaucoup à la passion et à la volonté partagée de Fabrice et Malika.
Chaque semaine, Fabrice et l'équipe préparent à la main ces recettes qui font la signature de La Sarthoise : cuisson longue, mise en pot patiente, dosage maîtrisé. Un savoir-faire transmis et affiné au fil des années.
AUJOURD'HUI
Une équipe, une passion
Dix-neuf ans après l'ouverture, Fabrice et Malika continuent de se lever à 5 h du matin, six jours par semaine toute l'année. « Il faut être courageux », sourit Fabrice, « mais c'est la passion qui nous porte. »
Fabrice supervise la boucherie et les préparations maison avec l'équipe de bouchers salariés. Malika s'occupe du traiteur (le gratin dauphinois quotidien, le plat du jour inscrit sur l'ardoise), de la caisse et de l'accueil. L'été, une équipe dédiée renforce la rotisserie pour faire face à l'affluence.
Le lien avec la Sarthe reste fort. « On ne renie pas nos origines. »
VENIR NOUS VOIR
9 rue de l'Église, Le Pouliguen
Ouvert du mardi au samedi de 8h à 13h et de 16h à 19h, le dimanche de 8h à 13h. Fermé le lundi.